Il aura phallus... tout ça et un peu plus

Publié le par Marie-Christine ADAM

Bord du canal à Reims : drôle de reflet...
Bord du canal à Reims : drôle de reflet...

Il aura fallu la psychanalyse et le silence des mots pour que jeter des mots sur le papier devienne nécessité, urgence.

Il aura fallu l'écriture des mots et des maux, entre les séances, entre les silences, pour qu'un dire soit possible, à peine audible, toujours difficile.

Il aura fallu le retour des maux pour que le corps s'en mêle, s'interpose.

Il aura fallu l'écrire et le dire, le dire et l'écrire comme si l'un permettait l'autre et l'autre permettait l'un.

Il aura fallu le laisser tomber, le vide, le rien. Il aura fallu l'ouverture d'une faille, une mélancolie profonde.

Il aura fallu tout ça et un peu plus... pour que taire ne soit plus un mystère.

Et aujourd'hui, j'écris, je blogue, je facebooke, je partage et je like, je twitte et "je suis". Et tout ça me regarde. Ma parole m'appartient. Dire ou me taire désormais m'appartiennent. M' "afficher" également. C'est cela aussi l'effet d'une thérapie.

Alors, ne me demandez pas de ne pas dire ou de taire. Ecouter, entendre, respecter, prendre soin de l'autre, j'en fais déjà mon affaire et je sais doser ma parole et mes mots.

Recevoir des vœux de réussite pour mes projets est un vrai plaisir, agréable à lire. Mais la musique est moins belle assortie d'un bémol. Pourquoi en modifier la tonalité ? Je joue désormais dans le ton que j'ai donné à ma partition, celui du désir et d'une nouvelle liberté de vivre et d'entreprendre. Et j'assume...

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