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Lire "D'un bord à l'autre", un livre libre !

Publié le par Marie-Christine ADAM

Je t'ai écrit, tu es paru et je t'ai déposé dans la rue. Une rue rémoise, rue Libergier. Celle de mes années lycée, ma première rencontre avec la psychanalyse.

Quatre décennies plus tard, je t'ai posé dans ce petit abri de bois, sur le bord d'un muret. Geste symbolique et gratuit, j'aime l'idée de te donner à lire, au hasard d'une rencontre.

Mais tu n'es pas parti seul dans l'aventure, je t'ai accompagné de quelques mots. Des mots qui ne s'adressent pas au futur lecteur mais à toi. Drôle de dédicace... avant un dernier regard, photographique celui-là.  

A toi, désormais, de vivre ta vie de livre, libre comme je le suis aujourd'hui. Vivre libre (autant que possible) mais surtout libre de vivre et d'exister...

et beaucoup plus simplement de lire !

 

 

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=50812

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Coccinelles, demoiselles, bêtes à bon Dieu ...

Publié le par Marie-Christine ADAM

Coccinelles, demoiselles, bêtes à bon Dieu ...

Voilà comment agrémenter la couverture de mon livre...

Et oui, elle ne comporte pas de photo, juste mon identité, un titre et un sous-titre.

Quelle image aurais-je bien pu choisir ? Je l'ai écrit, jusqu'au dernier chapitre, avec le regard de moi enfant en première page. Chaque fois que je me mettais au travail, ce regard me regardait et je le regardais. Nous avons écrit, en quelque sorte, notre histoire ensemble. Mais une fois l'écriture terminée, une page était tournée. Cette image était celle d'un autre temps. Le temps d'avant, sans nostalgie. J'ai bien pensé à quelques photos de ces dernières années, pour les oublier très vite. La seule sera donc ma petite photo de quatrième de couverture, telle que je suis aujourd'hui.  

Coccinelles, demoiselles, bêtes à bon Dieu ...

Aujourd'hui d'ailleurs, sous un ciel radieux, une nuée de coccinelles, différemment parées, est venue survoler mon balcon rémois. Curieuse sensation. Je n'en avais jamais vu autant. Et quelle surprise quand quelques unes ont posé leurs ailes sur mon ouvrage. De là à penser que c'est un signe... Parole maternelle quand tu reviens. Mais cette fois le sens est positif, pas d'insecte de mauvais augure.

Je viens de lire une légende du moyen âge qui fait de la coccinelle un animal-porte bonheur. Elle dit ceci : Un homme accusé de meurtre est condamné à avoir la tête tranchée. Il proteste de son innocence en vain et le bourreau s'apprête à abattre sa hache quant il aperçoit une coccinelle posée sur le cou du condamné. Le bourreau retire gentiment la coccinelle et attrape sa hache pour œuvrer mais la coccinelle est de retour. Le bourreau a beau insister pour la déplacer, la coccinelle revient obstinément se poser sur le cou du condamné. A tel point que le roi voit là le miracle divin et donne sa grâce. Quelques temps plus tard, le véritable meurtrier fut découvert et la légende de la bête à bon Dieu était née.

 

Quand l'une se fait o et l'autre petit a ...

Quand l'une se fait o et l'autre petit a ...

Ainsi, les coccinelles d'aujourd'hui auraient pu m'apporter un brin de bonheur. Elles l'ont fait, grâce à ce petit moment magique, en m'apportant le plaisir simple des choses de la nature qui me ressourcent toujours autant. En rendant ma journée encore plus douce.

Pour l'anecdote... qui n'en est pas une, j'ai quand même le cou bloqué depuis 6 jours... Le déclenchement ? Après un covoiturage avec une religieuse en habits ... Que vient faire Dieu dans l'affaire ? Curieux hasard aussi que cette légende découverte en même temps que je rédige ce petit article et qui parle du cou. De quoi travailler le sujet en laissant la parole à mon corps et à mon inconscient, autant dire à la psychanalyse.

Pour ce soir, il est tard. Petits points noirs, coccinelles au revoir...

Coccinelles, demoiselles, bêtes à bon Dieu ...

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Quand la psychanalyse donne de la voix

Publié le par Marie-Christine ADAM

Quelques minutes d'attente. La traversée d'un couloir. Une poignée de main souriante. La porte se referme. Nous voilà tous les deux. La pièce est contenante, l'espace limité, le lieu paisible.

Je suis venue pour dire, pour le dire, le livrer, me livrer. Peut-être même me dé-livrer. Surtout, ne pas se laisser envahir par le silence. Me rassembler avant de me jeter à l'eau, dans le vide, avec mes mots.

Lui, je ne le vois pas, il est derrière. Entre nous, un mélange d'inconscience, de peur et de désir. La tension est palpable, l'attention également. Le corps est tendu. Ça tourne.

La langue fourche, faudrait-il là-encore ne pas dire ? Je ba-fouille, encore et en corps. Aurais-je trop far-fouillé ? Certains mots se confondent. "Dans mon cas" devient "dans mon corps". Inconscient quand tu nous tiens...

Voilà, c'est déjà fini. Quinze minutes, c'est long et c'est court. Un sourire complice me reconduit. Il n'y aura pas de deuxième tirade. Une seule prise, d'un trait, un trait unique. Pas de brouillon pour la parole, pas de corrector pour effacer l'ouï. Ce qui est dit est dit. C'est entendu !

C'était au cœur de l'été. Ce jour-là, je ne parlais pas à mon psy mais à une caméra. Un homme était derrière. On aurait pu s'y méprendre.

Ecrire, me donner à lire et maintenant me donner à voir et à entendre. Etre lue, vue et entendue, bien curieux mélange. La caméra mais surtout "l'objet regard", ça me dit quelque chose... Attendons le premier week-end de novembre à Paris.

De la voix du silence à donner de la voix et mes mots ne sont plus ceux des autres. Ma voix est désormais ma propre voix et non plus voix parentale, sorte de voie parentérale.

Une nouvelle voix, lorsque la psychanalyse a ouvert la voie.

Ci-dessous, un lien pour visualiser la vidéo de présentation de mon livre.

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